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Cérémonie du bàishī 拜師
  • 1-Relation entre maître et élève
  • 2-Les caractères chinois拜師 et l’importance symbolique
  • 3-Disciple ou élève (à l’intérieur et à l’extérieur des portes)
  • 4-La tradition et le modernisme
  • 5-Les différents protagonistes d’une cérémonie.
(Maitre, élèves, disciple(s), maitre de cérémonie…)
  • 6-Le déroulement de la cérémonie étape par étape
  • 7 Comment la cérémonie passe d’une idée à une étape
  • 8-Ce que cela implique pour le Maitre et le disciple (Responsabilités et contraintes).
Relation entre maître et élève
Quand on passe par la cérémonie du bàishī on obtient obligatoirement un rang :
  • A- Sur le modèle de la famille chinoise : Frère et Sœur (Xiōngdì , jiěmèi兄弟 姐妹 )
  • B- La notion d’aîné et benjamin (Dà大, Xiǎo 小)
  • C- Savoir compter en chinois (yat, yi, sam, sei, ng, lok, tsat, bat, gau, sap en cantonnais)
Quand on passe par le bàishī on obtient automatiquement un rang et un nom de poing
On reçoit aussi un cadeau du Maitre – (voir le déroulement de la cérémonie).
On donne une enveloppe rouge au Maitre – (voir le déroulement de la cérémonie).
NB : L’enveloppe rouge, ou paquet rouge (chinois traditionnel : 紅包, chinois simplifié : 红包, pinyin: hóng bāo) est un don d’argent traditionnel chinois, réalisé dans une enveloppe rouge. Son nom cantonais est lai si, aussi transcrit lai see (利是, 利市 ou 利事) et Ang Pow en Minnan. Il est censé porter bonheur. Le terme désigne aussi les dessous-de-table, politiques ou autres.
Rang A : La famille du Maitre et les frères d’armes du Maitre.
Le Maitre : deux appellations différentes mais même prononciation – Shīfù (師父 Maitre après le Bai Shi) et Sifu (師傅 prof , Maitre à titre honorifique, Monsieur ).
Le Maitre du Maitre Shīgōng (師公 littéralement « grand-père enseignant ») est utilisé pour s’adresser à l’instructeur de son propre instructeur.
La femme du Maitre Shīmǔ (師母 littéralement « mère enseignante ») correspond à la femme du Shifu.
Les frères d’armes du Maitre
Le « maître ancestral », Zōngshī (宗師 au sens strict le fondateur d’une discipline 宗派), est utilisé pour s’adresser à un grand maître.
Les Maitres de la lignée :
On garde aussi leur rang si mon Maitre est le deuxième élève on l’appellera Er Shi Bo
(Littéralement le deuxième frères d’armes) s’il est le premier Da Shi Bo (Littéralement le grand frère d’arme).
Rang B : Le Rang dans la fratrie :
  • Premier disciple : 第一門徒
  • Deuxième disciple : 第二門徒
  • Troisième disciple : 第三門徒
Etc…
Quand on passe par le Bai Shi on obtient automatiquement un rang et un nom de poing.
Pour nous Pai Liang Jiao 白蓮教 (Le culte du Lotus Blanc). Le nom de l’école remonte à la Société du Lotus blanc, premier groupe de dévotion au bouddha Amitabha fondé en 402 sur le mont Lu par le moine Huiyuan. Dans les siècles suivants, avec l’expansion du mouvement Terre Pure, de nombreux groupes similaires nommés Sociétés du Lotus apparurent ;
Probablement en 1131, Mao Ziyuan, originaire du Jiangsu, disciple d’un maître Tiantai et adepte de Terre Pure, fonda un mouvement qu’il nomma Lotus blanc en hommage à Huiyuan. En plus des prières et de la méditation, il entraînait ses disciples à se purifier et à se repentir pour entrer dans la terre pure d’Amitabha, et fonda pour cela l’Oratoire expiatoire du Lotus Blanc.
Pour le nom de poing mon Maitre Hu Dongliang avait décidé de prendre l’idéogramme 拜 qui veux dire littéralement saluer / reconnaitre qqn pour / visiter / faire une visite courtoise / adorer (un dieu) / se prosterner / rendre un culte / louer / présenter ses voeux / féliciter car celui-ci est un homophone de blanc(白).
Ensuite on prend son nom en chinois par exemple moi je m’appelle Philippe je deviens donc
Fēilìpǔ (菲利普).
Je deviens donc par la suite 拜利普.
La prochaine génération changera après moi de nom probablement.
2-Les caractères chinois拜師 et l’importance symbolique
Le baishi (trad : 拜師; simpl : 拜师; pinyin : bàishī; cantonais : baaisi¹) est le don et la cérémonie traditionnelle d’acceptation d’un nouveau disciple par un maître (shifu), dans les arts martiaux chinois.
Le rituel de cette cérémonie traditionnelle symbolise l’obéissance et l’acceptation de l’élève dans sa nouvelle « famille » (lignée martiale du maître). Le déroulement de la cérémonie est variable selon les traditions, les régions et les styles. Souvent, le disciple se prosterne devant le maître, lui offre un présent (don monétaire dans une enveloppe), puis partage le thé avec le maître. La cérémonie a lieu devant témoins et fait l’objet, depuis la période Républicaine, d’une publication dans la presse.
Caractère 1 拜 il est fait de la clef main (手Shǒu) et de abondant / plein / grand (丰fēng).
On espère donc obtenir quelque chose de riche avec les mains un peu comme une prière.
Selon le contexte et les caractères qui lui sont associés Bai signifie aussi obéir, saluer, rendre visite montrer du respect. C’est une forme de politesse qui montre une subordination.
Caractère 2 師Shi, le professeur, le Maitre, le mentor etc…
Bàishī signifie donc se soumettre à la volonté d’un enseignant dans le but d’acquérir un savoir. Plus sérieusement cela va lier de manière plus sérieuse un enseignant et son élève. En chinois comme en français on fait la différence entre élève et disciple. Une fois la cérémonie faite l’élève devient disciple et entre dans la fratrie.
3-Disciple ou élève (à l’intérieur et à l’extérieur des portes).
Élève (學生 Xuéshēng) : élève lambda. Personne ne qui reçoit ou suit l’enseignement d’un maître (dans un art, une science) ou d’un précepteur. Enfant, adolescent qui reçoit l’enseignement donné dans une école, un collège, un lycée (voir tradition et modernisme).
Parfois un disciple d’un autre Maitre recommandé par celui-ci pour aller étudier quelques techniques au près d’un autre Maitre sans passer par le Bàishī.
Formation dites pour l’extérieure qui est pour le grand publique et qui sert à par exemple apprendre à se défendre, rester en bonne santé ou encore à apprendre une certaine autodiscipline.
Disciple (弟子 Dìzǐ) ou (徒弟 Túdì)
  • – Il doit automatiquement passer par le Bàishī
  • – C’est un élève qui a des la valeur aux yeux du Maitre :
  • Quelqu’un qui endure des exercices très durs
  • Quelqu’un qui montre une dévotion et un intérêt pour la discipline
  • Quelqu’un qui va participer à la vie du groupe
  • Quelqu’un qui respecte les règles
  • Quelqu’un qui ne fera pas de zèle
Ensuite la formation en portes fermées :
  • Apprentissage de toutes les techniques de la lignée
  • Toute l’historique de la lignée (Si celle-ci est claire et surtout si on en parle souvent)
  • Des responsabilités au sein du groupe (voir les responsabilités)
  • Assurer une bonne image de l’école (voir les responsabilités)
  • Défendre l’image de l’école si besoin (voir les responsabilités)
4-La tradition et le modernisme
Traditions résumées :
Traditionnellement la cérémonie : elle se passe en comité restreint.
Il y a, s’il est vivant, le Maitre du Maitre, les invités proches du Maitre ainsi que tous les disciples.
La famille proche du Maitre, femme obligatoirement et enfant éventuellement.
Tout cela se passe dans une salle dédiée à la cérémonie souvent chez le Maitre lui-même.
Après la cérémonie :Généralement l’élève habite chez le Maitre.
L’élève financièrement paye le Maitre par mois (certains Maitres demandés une participation financière souvent de 10 pourcent du salaire de son élève). Si celui-ci ne travaille pas, il subvint alors aux besoins du Maitre et aide aux taches de la maison. (Ménage, cuisine, jardin, entretient etc. etc.).
Le disciple peu alors avoir des chances de transmettre le savoir de l’école (encore faut-il qu’il soit le plus zélé).
Le Maitre d’une lignée ne peut pas nommer un non-disciple cela va de soi.
Le disciple obtient un rang et un nom.
Aujourd’hui la cérémonie : La cérémonie dans les grandes lignes n’a pas changé (parfois la salle peut, si elle est petite être autre que chez le Maitre, elle peut aussi se faire dans une salle louée un restaurant …).
De nos jours on ne vit plus chez le Maitre, on vit chacun chez soi, chacun à sa famille etc.
On continue toujours au fonctionnement de l’école plus comme une association. Ce modèle a été capter sur le modèle des société secrète, les résistants face aux oppresseurs.
5-Les différents protagonistes d’une cérémonie.
(Maitre, élèves, disciple(s), Maitre de cérémonie …)
Le Maitre on s’agenouille devant lui.
Le Maitre du Maitre (si cela est possible).
La femme du Maitre (on s’agenouille aussi devant elle, on lui parle avec autant de respects que le Maitre lui-même).
Le Maitre de cérémonie.
Il est là pour faire le discours d’ouverture et de fermeture, il sert d’animateur pendant toute la cérémonie.
Les frères d’armes du Maitres (si possible)
Les amis proches du Maitres (si possible).
Les disciples déjà rentrés dans la fratrie (si il y en a).
6-Le déroulement de la cérémonie étape par étape
  • 1- S’habiller correctement, demandez si il y a un code vestimentaire à respecter. Dans notre cas pantalon noir, chaussures noires, tee-shirt blanc.
  • 2- Ecrire son bai shi tie (拜師帖) c’est-à-dire ces vœux
Pendant ce temps-là on décore l’autel.
On représente l’effigie de Guan-gong (關羽) avec une statue, un tableau.) Personnage représentant l’esprit des arts martiaux, divinisé en dieu de la guerre vers octobre 219-220 atteignant l’illumination.
  • Des fruits jaunes, oranges ou rouge
  • Une épée
  • Réceptacle à encens
  • Un sceau avec le nom de poing de l’élève.
  • Trois verres : le Ciel, La terre et l’Homme (Trinité).
  • 3- On prend sa place selon son rang (décidée à l’avance)
  • 4- On donne au disciple un bâton d’encens, le Maitre en à trois.
  • 5- A l’appel du Maitre de cérémonie tout le monde salue trois fois en restant debout aux ancêtres.
  • 6- Tout le monde met un genou au sol et encore une fois fait trois révérences.
  • 7- Le Maitre s’avance seul devant l’autel et met ses trois bâtons d’encens le bol ou réceptacle prévu à cet effet. (Remplie de riz ou farine).
  • 8- Les disciples viennent un à un poser leur bâtons d’encens
  • 9- Le Maitre par la suite prend trois bâtons d’encens et les posent dans un autre réceptacle.
  • 10- Le Maitre s’assoit sur un fauteuil à droite de l’autel et devant lui un coussin rouge là où les disciples s’agenouilleront.
  • 11- Tous les disciples lisent en cœur leurs vœux
  • 12- Le Maitre dit un discours d’entré
  • 13- Le Maitre dit un autre discours la plus su l’école
  • 14- Le Maitre de cérémonie appelle un par un les disciples qui s’agenouillent devant le Maitre et lui donnent à deux mains l’enveloppe rouge contenant ses vœux. Il est interdit de le donné à une seule main.
  • 15- Le disciple prend une tasse de thé posée à coter sur un plateau lui-même posé sur une table ou bien une personne le tien.
  • 16- Le Maitre boit une gorgée cela veut dire qu’il vous accepte comme disciple officiellement (si il ne le boit pas c’est raté.)
  • 17- Le Maitre ensuite fait un discours personnalisé aux disciples. Il se fait à voix basse chacun a sa mission.
  • 18- Le Maitre remet les objets spécifiques du disciple.
  • – Le livret du disciple (règles de l’école et code d’honneur).
  • – Le seau avec son nom.
  • – Une épée avec le nom ou autre.
  • 19- Le disciple lui remet une enveloppe rouge avec une somme d’argent dedans. Pas de sommes particulière bien-sûr mais pas donner de chiffre portant un 4 (homophone de mort). Pour ma part j’avais donné 5150 yuans qui se prononce wu yao wu lin (homophone de je veux être/ faire partir du grand cercle des plus grands combattants).A la fin de la période Qing avant l’air pré-communiste le Wuling)
  • 19- Faire Ke Tou (磕頭) se prosterner mais cette fois trois fois en touchant avec le dessus de la tête le sol.
  • 20- L’élève se lève devient officiellement disciple.
  • 21- Le Maitre se lève fait un discours de fin
  • 22- Le Maitre se lève s’avance vers l’autel
  • 23- Tout le monde fait une révérence et recule d’un pas.
  • 24- Tout le monde fait une deuxième révérence et recule d’un deuxième pas.
  • 25- Tout le monde fait une troisième révérence et recule d’un dernier pas.
  • 26- Le Maitre de cérémonie annonce le discours de clôture et la applaudissements, accolades et vœux de bonheurs à tous.
7-Comment la cérémonie passe d’une idée à une étape ?
Il faut déjà avoir passé au minimum trois ans avec le Maitre. Si la lignée existe déjà la tradition suit son, cours sinon l’on peut s’inspiré des autres.
8-Ce que cela implique pour le Maitre et le disciple (Responsabilités et contraintes).
Pour le Maitre :
Responsabilités positives
  • – Transmettre tout son savoir
  • – Rendre les disciples indépendants
  • – S’assurer que la lignée va continuer
Responsabilités négatives
  • – Si son disciple utilise son savoir pour devenir hors la loi
  • – Si le disciple se bat
  • – Si le disciple va demander du savoir à d’autres Maitres sans son accord
  • – Si le disciple ne répond pas présent quand on en a besoin
  • – Si le disciple ne respecte pas les règles de l’école
  • Le disciple perdra tout : son nom de fratrie, son épée, son sceau etc…
Pour le disciple :
Responsabilités organisationnelles :
  • – Pédagogiques
  • – Administratives
  • – Le recrutement
  • Toutes les responsabilités qui servent au groupe

Responsabilités traditionnelles :

 

  • – Envers le Maitre subvenir à ses besoins.
Avant ont donné un salaire au Maitre jusqu’à 10 % de son salaire pour l’aider sachant qu’avant les disciples vivaient avec lui dans sa maison. Si le Maitre à besoin de traduction, d’être accompagné quelque part ou dépose quelque part etc…
  • – Envers l’école et la lignée
Garder les qualités de l’école, s’en imprégné
Défendre l’honneur de l’école en cas de conflit
Montrer une bonne image
Agir en chevalier de la culture chinoise
Respecter les règles donner dans le bàishī
Responsabilités moderne :
Elles sont les même de nos jours.

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L’école du lion d’or, association Pai Liang Qiao, fut fondée en 2014 par Philippe Reus, élève du maître Hu Dong Liang, dernier descendant de l’école du Lotus Blanc.

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