Confucius (孔子)

Confucius

Naissance
-551
Zou, pays de Lu
Décès
479 av. J.-C.
Qufu, pays de Lu
Sépulture
Cimetière de Confucius ( 孔林 ).
Nationalité
Chine
École/tradition
Confucianisme
Principaux intérêts
Éthique, politique
Influencé par Zi Chan, Lao Zi, Zhou Gong  ( 子產 , 老子 , 周公 ).
A influencé
Mencius, Xun Zi, Zhu Xi        (  孟子 , 荀子, 朱熹 )
Adjectifs dérivés
Confucianisme , Confucéen : Le confucianismeRújiā (儒家) « école des lettrés » puis Rúxué (儒学) « enseignement des lettrés »
Père
Shu Liang He 叔梁紇 )
Mère
Yan Zhengzai  (顏徵在)
Fratrie
Meng Pi  ( 孟皮 
Enfant
Kong Li  ( 孔鯉 )

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Le Ba Gua ou Bagua (八卦)

Le  bagua (八卦)

« huit figures de divination » 

C’est un concept philosophique fondamental de la Chine ancienne utilisé dans le taoïsme et le Yi Jing, mais aussi dans d’autres domaines de la culture chinoise, tels que le feng shui, les arts martiaux ou la navigation.

Origine

Il y a deux origines possibles

du BaGua

La première serait la philosophie traditionnelle du  yin-yang. Les relations entre ces deux philosophies ont été décrites par Fuxi en ces termes :

Sinogramme Hànyǔ pīnyīn Traduction en français
無極生太極 Wújí shēng tàijí. Le Néant (wuji) engendre l’Absolu (taiji).
太極生兩儀 (即陰陽) Tàijí shēng liǎng yí (jí yīn yáng). Le taiji engendre deux formes (c’est-à-dire le yin et le yang).
兩儀生四象(即少陽、太陽、少陰、太陰) Liǎng yí shēng sì xiàng (jí shàoyáng, tàiyáng, shàoyīn, tàiyīn). Les deux formes engendrent quatre phénomènes, c’est-à-dire petit yang, grand yang (taiyang signifie aussi « soleil »), petit yin, grand yin (taiyin signifie aussi « lune »).
四象生八卦 (八八六十四卦) Sì xiàng shēng bāguà (bābā liùshísì guà). Les quatre phénomènes engendrent les huit trigrammes (huit fois huit font soixante-quatre hexagrammes).

Une  source possible serait le roi Wen de la dynastie Zhou ( 周朝)  : « Quand le monde commença, il y avait le Ciel et la Terre. Ensemble, ils donnèrent naissance à tout ce qui existe sur terre. Le Ciel est Qian-gua, et la Terre est Kun-gua. Les six autres gua sont leurs enfants. »

L’énigme des huit trigrammes 

Il existe deux ordres de présentation des huit trigrammes, celui de Fúxī (伏羲), appelé « Succession du ciel antérieur », et celui du roi Wen (文王), appelé « Succession du ciel postérieur ».

L’ordre de l’empereur Fo-Hi est le suivant 

(le nord est en bas) 

Nord = terre

Nord-est = foudre

Est = feu

Sud-est = lac

Sud = ciel

Sud-ouest = vent

Ouest = eau

Nord-ouest = montagne

Wen Wang (周文王), « roi Wen de Zhou »

L’ordre du roi Wen est le suivant 

(le nord est en bas) 

Nord = eau

Nord-est = montagne

Est = foudre

Sud-est = vent

Sud = feu

Sud-ouest = terre

Ouest = lac

Nord-ouest = ciel

La solution qui permet le passage d’un ordre à un autre est appelée « clé de Min Tou Men Fou », du nom d’un érudit chinois réfugié au Tibet après la révolution culturelle. Cette solution est connue sous la forme du texte lapidaire suivant:

Le roi se rend au nord-ouest

La reine se rend au sud-ouest

Le nouveau sud va au nord-est

Le nouveau nord va au sud-est

Les axes de la croix finale échangent leurs positions

Les termes « antérieur » et « postérieur » se rapportent en fait à deux états géométriques différents, l’un (antérieur) devant nécessairement précéder l’autre (postérieur).

Ce qui nous donne, en partant de l’ordre de Fo-Hi;

Le roi se rend au nord-ouest

La reine se rend au sud-ouest

Le nouveau sud va au nord-est

Le nouveau nord va au sud-est

Le lac et la foudre échangent contre le feu et l’eau

 

La motivation géométrique sur laquelle se fonde cette double permutation reste à élucider.

Description de chaque trigrammes 

K’IEN : LE CRÉATEUR Le créateur est dit ce qu’il y a de plus puissant au monde. Son animal symbolique est le cheval. Comme symboles, le ciel, le père, le jade, le froid, la glace, le métal, le rouge sombre, le dragon, le vêtement de dessus, la parole, le prince, la pierre précieuse, le rond, l’or. Toutes ces notions qui paraissent dispersées et contradictoires sont confirmées par les tirages; elles sont nécessairement symboliques. Dans le graphisme de K’ien, le soleil aide les plantes et les racines à croître. Le principe premier – un homme écartant les bras, figurant l’architecture divine, ce qui se trouve au commencement – s’abrite sous un toit. L’ensemble évoque bien la force et la puissance. On sait le rôle du père dans la civilisation Balance/Cancer de l’ancienne Chine.

 K’OUEN : LE RÉCEPTIF Le réceptif est la terre, la mère, la passivité, le noir, la foule, l’obscurité, une étoffe, le chaudron, l’économie, le veau avec la vache, un grand char, la forme, la multitude, l’enfant, le jaune, la jupe, la mouche, le carré, le sac, le tronc. Du point de vue symbolique, la terre supporte la vie comme une étoffe, un vêtement. Dans le chaudron, les choses cuisent jusqu’à maturité, la terre, de même, est le grand creuset de la vie. La mère s’occupe de la nourriture, fonction essentiellement lunaire. La lune brille de nuit; le veau et sa vache sont des symboles de fécondité, etc… De même que toute vie sort de terre, les rameaux sortent dû tronc, etc.. Le graphisme de ce trigramme montre un axe symétrique par rapport à deux mains opposées agissant dans un sens de fécondité, mais aussi d’équilibre, des forces en présence. Il s’agit d’un repos, d’une inertie féconde, d’un abandon à une volonté cosmique. Une plante sortant de terre se développe à gauche. État neutre donc, mais puissamment fécond, non pas absence de force, mais son support naturel, tout comme sur le plan humain l’utérus attend le germe pour le nourrir.

TCHEN : L’ÉVEILLEUR Le Yang et le Yin se trouvaient parfaitement figurés, à leur extrême, dans les deux précédents trigrammes. Il s’agissait du plus extrême du masculin (K’ien) et du plus extrême du féminin (K’ouen). Le symbolisme des traits continus évoquait le mâle et ses organes de génération par lesquels la vie continue. Celui des traits discontinus, coupe, trou, cavité, replis, ruissellement, les organes génitaux féminins, dans lesquels descend le germe, où il s’élabore, et où l’enfant vient au monde et au souffle de vie. On comprend leur place respective de père et de mère, la famille étant pour l’ancienne Chine, le lieu où s’élabore une fécondité et où se perpétue l’esprit ancestral. Du reste, aujourd’hui, la dislocation de la famille ne figure-t-elle pas la dislocation de la société et  » la lutte des classes  » ? L’Éveilleur est le fils aîné, le bambou jeune et vert, le jonc, le roseau le mouvement, le tonnerre, le jaune sombre, ce qui s’étend, le dragon (animal mythique), la décision, la véhémence, l’agatisation, les pieds, la secousse, le tambour, le retour à la vie, le corbeau, ce qui est fort et croît de façon luxuriante. Au point de vue annalistique, la grande rue, qui dépend de  » L’Éveilleur  » est au printemps la route menant tout élément vers la vie. Bambou, roseau, jonc, ont une croissance très rapide. Etc…

 K’AN : L’INSONDABLE, L’ABÎME Ici, le trait plein, yang, se trouve entre deux traits yin, qui l’assiègent et le minent. Il ne faut pas croire pour celà que ce trigramme est  » mauvais « . Il fait partie d’un plan cosmique où il est difficile de rien isoler. Les jugements de valeur ne peuvent être portés que par rapport à une situation donnée. Ainsi, pour la nature, un processus d’oxydation cellulaire ou de pourrissement est aussi indispensable qu’un processus de nutrition et de croissance. La graphie de K’an désigne une plante et, à sa droite, à côté, des souffles vomis d’une bouche, qui peut être une cavité, un gouffre, une grotte, comme autrefois Delphes, bouche dont les mystères orphiques constituaient un élément et un processus nécessaires, religieux et sacré. C’est la raison pour laquelle, dans une tentative d’élucidation pour les étudiants ou lecteurs connaissant l’astrologie, nous relions les effets de K’an et son principe à Mars/Pluton, une action dirigée vers le bas (les ténèbres), en tout cas vers le yin, où elle se dissout sans pour autant perdre sa force. Ces influx, liés à  » la descente aux enfers  » qui constitue une souffrance, une crise, une purification et la mort ou la paralysie d’une partie du  » moi « , précédant une ouverture à d’autres valeurs, peuvent être dangereux. Les vapeurs émises de cette  » bouche  » (signe du Taureau, celui de la bouche, face à celui du Scorpion, signe des enfers et de la métamorphose) sont des vapeurs délètères (qui mettent la vie en danger, vu la racine grec délétêrios : nuisible) et méphitiques. La lave volcanique doit brûler (elle s’accompagne d’ailleurs d’acides et de gaz délétères) avant d’être un support fécond pour la végétation et la vie nouvelles. K’AN est l’oreille, les fosses, le piège, l’arc, la flèche, l’occulte, le secret, le voleur, la lune, l’appartement retiré (intérieur), le rouge, les calamités, les maux d’oreille, la mélancolie, les malaises cardiaques, l’eau, le porc, le fossé, le renard. Embûche, détour, indécision. Le fait de se redresser et de se courber. Analogiquement, ce dernier fait est celui du serpentement de l’eau. La courbure de l’arc et de la flèche procède de la même vision analogique. Le sang étant le liquide du corps, la couleur du trigramme est le rouge, (couleur plus affaiblie que K’ien). Les êtres venant et se sauvant en secret sont des voleurs. Etc.. 

 KEN : L’IMMOBILISATION Le trigramme se lisant de bas en haut, nous voyons les traits yin (ouverts en leur centre) laisser passer le courant de forces, qui s’immobilisent contre le trait yang, pesant sur l’ensemble, et amenant une immobilité et une rigidité totales. La fermeté, la solidité, l’arrêt, la permanence, en découlent. Le schéma graphique représente un oeil au-dessus d’un homme debout. Ken gouverne l’immobilisation, le chien, le rat, les oiseaux à bec noir, le chemin détourné, les portes, les pierres, les ouvertures, les fruits et semences, la montagne, le moine, le nez, les eunuques, les gardiens, la solidité. Analogiquement, les sentiers détournés sont ceux des chemins de montagne, les gardes immobiles près des portes font figure de rigidité, etc… Le chien, de même, veille près des ouvertures, etc…

 SOUEN : LE DOUX (transcrit phonétiquement, aussi, HSUAN ou SOUN : De part et d’autre du plateau d’une table, deux mandarins se trouvent en discussion (ils tiennent un sceau, dont une partie, comme preuve, demeurait aux archives). SOUEN, le doux, représente la fille aînée et adulte, le travail, le blanc, le haut, le long, l’avance et le recul, l’indécision, l’acte d’entrer, la précipitation, le front large, la poule, l’odeur, la cuisse, le bois, le vent, l’élévation, un bénéfice prochain, la branche de l’arbre, la trame de l’étoffe, les hommes âpres aux gains, la véhémence, les hommes aux cheveux gris, le cordeau. L’acte d’entrer se réfère au schéma lui-même et il offre naturellement un sens sexuel (symbole vaginal et col de l’utérus, relié à la jeune fille adulte, c’est-à-dire nubile. On sait le rôle joué dans les fabliaux du Moyen-âge par la clé et la serrure; une telle interprétation à la fois mystique et érotique est aussi celle admirable de poésie – du Cantique des Cantiques). Le blanc est une couleur yin (c’est la couleur funéraire chinoise, et l’ensevelissement du corps, qui va, en tant que dépouille mortelle, opérer une transformation essentielle à l’abri des regards, est un temps yin). L’avance et le recul sont dépeints par le vent, à la direction changeante et fugitive. Les hommes aux cheveux gris et clairsemés ont du blanc dans leur chevelure. La violence est le défaut des hommes âpres au gain et le trigramme se change peu à peu en son contraire, suivant la loi de l’équilibre Yin/Yang, c’est-à-dire en TCHEN.

 LI, CE QUI ADHÈRE, CE QUI S’ATTACHE Sa graphie représente un yak, animal de trait qu’on voit sur les hauts plateaux, et qui remplace notre boeuf. De même que sur notre plan astrologique, le taureau est un signe de force, d’accroissement (ceux-ci procurés par la chair et la nutrition : Vénus/Lune, les maîtres du signe) nous retrouvons ici l’idée essentielle de force. A. ses côtés un oiseau, équilibre, beauté et possibilités spirituelles du domaine symbolisé par l’élément aérien. Li est ce qui s’attache, le feu, la fille cadette, la cuirasse, le casque, la sécheresse, la tortue, le crabe, l’escargot, la moule, le caret, les lances, les armes, le soleil, l’éclair, le rapprochement ou la séparation, le faisan, l’oeil, la postérité, les reptiles, le ventre proéminent. L’analogie vient du caractère du trigramme, ferme à l’extérieur, mou à l’intérieur (le gros ventre…) et de ses significations de ,feu, sécheresse et chaleur. Le crabe par exemple est mou à l’intérieur de sa carapace, etc..

TOUEI ou TUI : LE JOYEUX C’est le lac, la plus jeune fille, la bouche, la langue, le gosier, une magicienne, écraser et briser en multiples, tomber, jaillir, la sérénité, la sentence de justice, la balance, la petite fille, le marais, le bélier, le devoir, la décision dans l’union ou la séparation, la dureté, la concubine, le mouton, le plaisir. Le graphisme du signe évoque un gosier et une bouche qui partage – par son avis – une question en deux sanctions égales ou deux décisions. D’où justice, équilibre et sérénité. Le graphisme du signe évoque un gosier et une bouche qui partage – par son avis – une question en deux sanctions égales ou deux décisions. D’où justice, équilibre et sérénité.

Hexagrammes

(Les huit trigrammes du ba gua)

Ils sont au nombre de soixante-quatre et résultent de la combinaison de deux trigrammes.

Divers

  • On trouve une version modifiée du ba gua sur le drapeau de la Corée du Sud (seulement quatre trigrammes)
  • Le manga Orion de Masamune Shirow utilise le ba gua comme source de magie ainsi que dans le manga naruto ou le personnage Neji Hyûga utilise les 64 paumes du hakke (八卦六十四掌) ou les Les 128 Poings du Hakke (八卦百二十八掌)
  • Dans la série télévisée Lost, on retrouve le ba gua sur les logos du projet fictif Dharma Initiative.
  • À Taïwan, en mandarin oral, ba gua, symbole des changements, désigne aussi les potins (que ces changements font naître) ; par exemple : bāgùa xīnwén (八卦新聞), « presse people » ou « presse à scandale ».
  • Dans le film Les trois royaumes, la disposition en huit trigrammes constitue une formation militaire. Celle-ci permet d’enfermer l’ennemi pour l’emprisonner puis l’exterminer de l’intérieur.

1. Dans la philosophie chinoise, le yin (chinois simplifié :  ; chinois traditionnel : ) et le yang (traditionnel : , simplifié : , pinyin : yáng) sont deux catégories complémentaires, qui sont utilisées dans l’analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. Ce ne sont en rien des substances, ni des « forces » ou des « énergies » mais ce sont simplement des étiquettes pour qualifier les composantes différentes d’une dualité, en général opposées et complémentaires. Le yin et le yang n’existent pas en eux-mêmes ni hors d’une relation les liant.

Liés par leur étymologie à des oppositions concrètes entre ciel couvert et ciel dégagé, ombre et lumière, le yin et le yang prennent une tournure de plus en plus abstraite quand vers le troisième siècle avant notre ère, ils investissent le champ de la cosmologie en tant que « puissances d’animation qui président au dynamisme de la nature et à la transformation des êtres et des choses ».

Le symbole du Yīn et du Yang, le tàijí tú est bien connu maintenant dans le monde entier. Le Yin, représenté en noir, évoque entre autres, le principe féminin, la lune, l’obscurité, la fraîcheur, la réceptivité, etc. Le Yang quant à lui (laissant apparaître le fond blanc), représente entre autres le principe masculin, le soleil, la luminosité, la chaleur, l’élan, etc.

2. Fuxi ou Fu Hsi (sinogrammes : 伏羲 – 伏犧 pīnyīn : Fú xī) est un personnage mythique de la mythologie chinoise dont l’origine remonte à l’antiquité, héros civilisateur, chef du peuple Huaxia, fondateur de la médecine traditionnelle chinoise, créateur de caractères chinois, et le premier dieu des trois Augustes (三皇, sān huáng). Il apparait aussi sous les noms de Paoxi (庖犧-庖棲 Páo xī), Mixi (宓羲 Mì xī), Taihao (太昊-太皞 Tài hào), Baoxi(包牺 Bāo xī), Fuxi (伏戏 Fú xì),Xihuang (牺皇 Xī huáng), Huangxi(皇羲 Huáng xī), Fuxi(伏牺 Fú xī). Les textes les plus anciens qui enregistrent le mythe de Fuxi sont écrits à l’époque de Royaumes combattants et de Han occidentaux. Fuxi est né à Chengji (成纪 Chéng ji), à l’ouest de la Chine aujourd’hui. Il vivait à l’époque Paléolithique. Les Chants de Chu mentionnent son mariage avec sa sœur Nuwa, le deuxième dieu des trois Augustes, dieu qui donne naissance aux êtres humains. Dès la dynastie de Tang, Fuxi et son épouse Nuwa sont présentés comme les inventeurs des rites du mariage. Selon Shiji de Sima Qian, Fuxi et Nuwa sont représentés avec les bustes d’être humain et les corps de serpent. Il a inventé le Bagua (八卦, bāguà), concept dans la philosophie fondamentale en ancienne Chine, utilisé dans le Taoïsme et le Yi Jing.

Guan Yu (關羽) : Dieu de la Guerre

Guan Yu (關羽)

Guan Yu ou Kouan Yu (關羽) , né vers 160-162 et décédé vers octobre 219-220, qui avait pris comme prénom usuel Yunchang (雲長), et qu’on mentionne souvent sous le nom de Guan Gong (關公 : Seigneur Guan), était un général chinois de la fin de la dynastie Han (漢朝) et du début de la période des Trois Royaumes (三國).
Il servit sous les ordres de Liu Bei (劉備) , le fondateur du royaume de Shu ( 蜀漢 ) , dont il est le frère d’arme avec Zhang Fei (張飛) , et aurait été un des cinq « généraux tigres », avec Huang Zhong (148 – 220 ou 221 ou 222) , Ma Chao (馬超 : 176 – 222/226) , Zhang Fei (張飛) et Zhao Yun (趙雲 :168 – 228/229), bien qu’on ignore s’il a effectivement porté ce titre. Réputé de son vivant guerrier invincible, il a été capturé et exécuté, avec son fils Guan Ping (entre 176 et 186 – 219-220, adopté entre 188 et 203 par Guan Yu) par les troupes de Sun Quan (孫權 : 5 juillet 182 – 11 mai 252) par Lu Meng (178-219) lors du siège de Fan. Il a été divinisé quelques siècles après sa mort sous le nom de Guanshengdijun (關聖帝君) ou Guandi, « Saint empereur Guan ». Il est toujours révéré de nos jours en Chine, aussi bien par les taoïstes que par les bouddhistes. Il est particulièrement populaire à Hong-Kong comme dieu de la guerre, des hommes d’affaires et des policiers. On le représente traditionnellement comme un géant à face rouge (symbolisant la loyauté et la droiture) avec une très longue barbe et portant un Guan Dao (偃月刀 : une arme d’hast à hampe moyenne de l’époque des Song 宋朝) qui pesait, selon la légende, plus de 80 jins (environ 40 kg). Il a été immortalisé dans le roman des Trois Royaumes (三國志演義) , où il est dépeint comme un guerrier loyal et honorable capable d’exploits surhumains.
Il est le père de Guan Ping, Guan Xing (193-234) , Guan Suo (199-201 – 263) et Guan Yinping.
Au Japon, il est connu sous le nom de Kan’u Unchō, en Corée, sous le nom de Gwanu Unjang, et au Viêt Nam, sous celui de Quan Vũ Vân Trường.

Biographie

La biographie officielle de Guan Yu est dans le Sanguo zhi, chapitre 36 (livre des Shu, volume 6)

Jeunesse

Guan Yu est natif de Hedong dans le district de Xie (, correspondant au sud-ouest de l’actuel Xian de Linyi dans le Shanxi). Il porte à l’époque le prénom usuel de Changsheng (長生). Après y avoir tué un potentat local, il y devient fugitif et se réfugie dans la préfecture de Zhuo (aujourd’hui appelée Zhuozhou) et y rencontre Liu Bei et Zhang Fei, qui recrute alors des hommes pour faire face aux révoltes des Turbans Jaunes. Grâce à ses succès militaires, Liu Bei est nommé préfet du district de Pingyuan. Celui-ci fait de Guan Yu et Zhang Fei ses commandants (司馬) et donne à chacun une armée privée.
Tous trois partagent la même couche et se comportaient comme des frères. Zhang Fei et Guan Yu se tiennent néanmoins toujours prêt à servir Liu Bei lors des longues réunions en se tenant debout à ses côtés du lever au coucher du soleil. Ils le suivaient en tout lieu sans s’inquiéter du danger de la situation.
Selon les Annales du Shu et les Printemps et Automnes du clan Wei, lorsqu’en 198 le seigneur de guerre Cao Cao ( 曹操 : 155 à Bozhou – 15 mars 220 à Luoyang) et Liu Bei assiègent Lü Bu (呂布 : 153/156 – 198/7 février 199) à Xiapi, Guan Yu demande à Cao Cao la femme de Qin Yilu, Dame Du, en mariage et Cao Cao condescend. Mais peu avant la bataille finale, Guan Yu réitère sa demande à plusieurs reprises si bien que Cao Cao commence à se demander si la dame ne devait pas être de grande beauté. Après la victoire, il la fait mander et la garde pour lui-même, ce qui cause à Guan Yu une vive contrariété.
Plus tard, Liu Bei lance une attaque surprise contre Che Zhou (车胄), l’inspecteur de la province de Xu, et ordonne à Guan Yu de s’établir en garnison à Xiapi et d’y prendre la charge de grand administrateur. Selon le Livre des Wei, il lui offre également la direction de la province de Xu.
Plus tard dans le courant de l’année, Liu Bei se retourne contre Cao Cao.

Sous les ordres de Cao Cao

Guan Yu triomphant de Guan Hai (? – 193) était un commandant des turbans jaunes en activité dans la région de Shandong durant la dynastie des Han en Chine.
En la 5e année de Jian’an (建安 : 196- février 220 « fondation de la paix ») est la cinquième ère chinoise de l’empereur Xiandi de la dynastie Han.) Cao Cao part en campagne à l’est et Liu Bei se réfugie auprès de Yuan Shao (袁绍 : 142 à Ruyang ou 154 – 28 juin 202 à Ye) Cao Cao capture Guan Yu et décide de le garder à son service. Il le nomme pian jiangjun (偏将军 – sorte de lieutenant-général) et le traite généreusement.
Cao Cao apprécie énormément Guan Yu, mais sent bien que ce dernier n’a guère envie de demeurer longtemps à son service. Il demande donc à Zhang Liao (165/167/169 – 222/223) d’aller parler avec Guan Yu pour sonder ses sentiments.
Guan Yu aurait dit à Zhang Liao :
« Je suis parfaitement conscient que le Seigneur Cao m’a montré beaucoup de respect et de générosité, mais le Seigneur Liu m’a également bien traité et j’ai juré de mourir pour lui. Je ne compte donc pas rester, mais je saurai néanmoins offrir au seigneur Cao une action d’éclat avant de partir ».
Zhang Liao hésita à rapporter ces paroles à Cao Cao car elles auraient pu signifier une condamnation à mort pour Guan Yu. Finalement il soupira et dit à Cao Cao : « Vous êtes mon seigneur et donc comme mon père, alors que Guan Yu n’est qu’un frère. » Il rapporta donc son entrevue à Cao Cao qui conclut:
« Servir son seigneur et ne pas oublier ses origines. Vraiment quel homme droit parmi tous ceux de l’empire! Quand pensez-vous qu’il partira? ». Zhang Liao répondit: « Guan Yu a reçu votre traitement de faveur. Il ne partira donc pas avant de vous l’avoir repayé. ».
Yuan Shao envoie un de ses généraux, Yan Liang (? – 30 mai 200), pour attaquer Liu Yan, l’administrateur de la préfecture de Dongjun. L’affrontement a lieu à Baima (白馬) et Cao Cao envoie Zhang Liao et Guan Yu en renfort. Guan Yu, dans la mêlée, tue Yan Liang et ramène sa tête. Cao Cao, sachant que Guan Yu va le quitter, le récompense généreusement et lui offre le titre de marquis de Hanshouting. Mais Guan Yu scelle toutes ses récompenses, laisse une lettre d’adieu, et part rejoindre Liu Bei chez Yuan Shao. Malgré ses conseillers, qui le pressent de lui donner la chasse, Cao Cao s’y refuse :
« À chaque vassal son Seigneur. Laissez-le partir. »

La capture de Jingzhou

À la mort de Yuan Shao (202), Liu Bei se réfugie auprès de Liu Biao et ce dernier meurt en 208 tandis que Cao Cao pacifie la région de Jingzhou. Liu Bei veut alors traverser le Jiang pour aller à Fan, et confie à Guan Yu une flotte d’une centaine de navires pour le rejoindre à Jiangling. De là, ils vont jusqu’à Xiakou et Sun Quan lui prête des troupes pour affronter Cao Cao. Cao Cao doit battre en retraite tandis que Liu Bei récupère une bonne partie du Jiangnan, distribuant des récompenses aux plus méritants. Il nomme Guan Yu grand administrateur de Xiangyang, et dang kou jiangjun (荡寇将军), « général qui extermine les criminels ») et lui ordonne de se poster en garnison à Jiangbei. Liu Bei conquiert ensuite la province du Yizhou et offre à Guan Yu l’administration de la province du Jingzhou.
Vers cette époque, Guan Yu apprend que Ma Chao, qui n’a jamais été un allié, vient de faire sa soumission à Liu Bei. Il écrit à Zhuge Liang (諸葛亮 : né en 181 et mort le 23 août 234) pour savoir « à qui on pouvait comparer Ma Chao ». Zhuge Liang lui répond :
« Mengqi (le surnom de Ma Chao) est particulièrement versé dans les affaires militaires et civiles. Il est bien plus brave et plus fort que le commun des mortels et pourrait se comparer à Ying ou Peng des temps anciens. Il pourrait sans doute rivaliser au combat avec Yide (surnom de Zhang Fei), mais ne peut absolument pas égaler le “barbu”. »
Guan Yu était en effet doté de ce que la chronique a retenu comme étant une « magnifique barbe », et le fait que Zhuge Liang faisait référence à lui était donc évident. Au comble de la joie, Guan Yu montra la lettre à ses invités.
Lors d’une bataille, Guan Yu est blessé par une flèche au bras gauche (l’événement n’est pas daté) et bien que la blessure se soit guérie, l’os le faisait encore souffrir. Le médecin lui dit :
« La pointe de la flèche était empoisonnée, du poison est entré dans l’os. Il faudra ouvrir le bras et gratter l’os avant que le problème n’empire. »
Guan Yu tendit immédiatement son bras, et pendant l’opération, mangea, but, et rit en compagnie de ses collègues tandis que le sang coulait dans un petit bassinet.

Chute

Lors de la 24e année de Jian’an (219), Liu Bei est proclamé prince de Hanzhong et nomme Guan Yu qian jiangjun (前将军) « général de l’avant-garde ». La même année, Guan Yu dirige une expédition contre Cao Ren (168 – 223 était un général militaire sous les ordres du puissant seigneur de guerre Cao Cao) à Fan (范县). Cao Cao dépêche Yu Jin (于禁 : 159 – 220/221) , pour aider Cao Ren mais comme c’est l’automne, de nombreuses précipitations font déborder le fleuve Han. Yu Jin perd ses sept armées et se soumet à Guan Yu qui fait exécuter le général Pang De ( 170 – Automne 219 ou 220), après lui avoir demandé de rejoindre le Shu et Ma Chao. Les bandits Liang, Jia et Lu, acceptent de se rallier à Guan Yu et son prestige s’étend à toute la Chine.
Cao Cao se demande alors s’il faudrait déménager la capitale à Xudu pour éviter les forces de Guan Yu et Sima Yi ( 司馬懿 : 179 – 7 septembre 251), opine que Sun Quan ne pouvait se permettre de laisser Guan Yu connaître davantage de victoires. Ils envoient donc un émissaire auprès de Sun Quan pour lui conseiller d’attaquer les arrières de Guan Yu, laissant ainsi Jiangnan à Sun Quan en tant que tribut de guerre et dissolvant ainsi les forces de Fan.
Initialement, Sun Quan dépêche un émissaire auprès de Guan Yu pour arranger un mariage entre son fils, Sun Deng, et la fille de Guan Yu, Guan Yinping. Mais Guan Yu insulte le messager et rejette l’offre, ce qui provoque la fureur de Sun Quan. De plus, Mi Fang, le gouverneur de Nanjun et le général Fu Shiren (傅士仁 : né en 182 – mort en 222) ont également l’impression que Guan Yu ne les estime guère.
Ceux-ci étaient responsables du rationnement des armées mais s’étaient tenu à l’écart des batailles et Guan Yu jure de les « discipliner à son retour ». Ils prennent peur et Sun Quan en profite pour les inciter à se soumettre à lui, laissant ainsi l’armée du Wu pénétrer. Cao Cao envoie alors Xu Huang pour assister Cao Ren. Dès son arrivée, Xu Huang (徐晃 : 169 – 227) annonce « Celui qui prendra la tête de Guan Yu recevra une récompense de 1 000 jins (livres) d’or ! ».
Guan Yu, fort effrayé lui demande :
« Grand-frère, que signifient ces paroles ? ». Xu Huang lui répond : « Ce sont les affaires de l’État ! »
Guan Yu ne peut contenir ses adversaires et appelle à la retraite, mais les troupes de Sun Quan de leur côté avaient déjà capturé Jiangling et pris en otage les femmes et enfants des troupes de Guan Yu, ce qui se traduisit service, mais ses conseillers s’y opposèrent : par la dispersion de son armée. Sun Quan fait capturer Guan Yu et l’exécute avec son fils, Guan Ping, par Lu Meng, à Lingju.
« Élever le louveteau ne peut qu’amener des problèmes. Le Seigneur Cao l’avait laissé en vie, s’apportant ainsi le désastre sur lui-même au point qu’il en est presque venu à déménager sa capitale. Comment dans ces conditions pouvons-nous le laisser vivre ? ».
Cependant Pei Songzhi (裴松之) l’historien qui compila les chroniques officielles, semble mettre en doute cette assertion en raison d’impossibilités géographiques (Guan Yu fut exécuté presque aussitôt après sa capture et Sun Quan, se trouvant à 150 km de là n’avait donc pas l’opportunité de prendre une décision quelconque).
Sun Quan envoie à Cao Cao la tête de Guan Yu tandis qu’il prépare des funérailles honorables pour le reste du corps. Guan Yu est promu à titre posthume au rang de marquis de Zhuangmou et son fils survivant, Guan Xing, hérite du titre. Celui-ci était fort estimé de Zhuge Liang et il fut nommé intendant au palais et reçut la charge de zhong jian jun (中监军) « superviseur de l’armée ». Son fils, Guan Tong, épousa une princesse et fut promu au rang de hu bi zhong lang jiang (虎贲中郎将) « général gentilhomme qui a la rapidité du tigre » et meurt sans héritier mâle. C’est donc le fils bâtard de Guan Xing, Guan Yi, qui hérite du titre. Le clan de Guan Yu est entièrement exterminé en 263, lorsque le Wei  (曹魏) envahit le Shu, par Pang Hui, le fils de Pang De, car il voulait venger la mort de son père, exécuté par Guan Yu.

Guan Yu dans le roman des Trois Royaumes

Guan Yu ayant été très tôt divinisé, les troubadours chinois avaient souvent chanté pendant des siècles ses exploits avant que la version sur papier des Trois Royaumes ne soit écrite. Ses actions ont donc bien souvent été amplifiées et son personnage avait déjà atteint une dimension mythique que le roman a repris. Si de nombreux faits du roman concernant Guan Yu ont effectivement un fond historique, il y a néanmoins des différences notables.
Guan Yu est un des premiers personnages qui apparaissent dans le roman car celui-ci commence au moment de sa rencontre avec Liu Bei et Zhang Fei, et leur serment de fraternité. Dans la réalité historique, Guan Yu était âgé d’un an de plus que Liu Bei, et bien que les trois se comportaient comme des frères, ils n’avaient pas fait de serment fraternel. Or dans le roman, Guan Yu devient le 2e frère de la bande, cédant la place d’aîné à Liu Bei.
Le roman souligne très vite son sens de l’honneur : si historiquement, on ignore pourquoi Guan Yu était un fugitif, pour l’auteur du roman, c’est parce qu’il avait tué un potentat local dont il ne pouvait supporter la tyrannie. Il devient ainsi un héros qui extermine les tyrans, quitte à se mettre sur le dos les autorités.
Le roman présente Guan Yu comme « bien bâti, une longue barbe, la face rouge comme une pomme (le rouge symbolise la dignité). Il avait les yeux du phœnix et des sourcils broussailleux comme des vers à soie. Son apparence globale était digne et exaltante. » C’est souvent fidèle à cette description que sont faites les représentations de Guan Yu.
Le roman attribue à Guan Yu la victoire contre Hua Xiong (138 – 190/Janvier 191) en réalité capturé et exécuté par Sun Jian) : Cao Cao propose une coupe de vin chaud (les chinois le boivent chauffé au bain-marie à température du corps humain) à Guan Yu mais celui-ci le refuse sur le moment. Il charge tout seul l’armée adverse et le temps qu’il revienne avec la tête de Hua Xiong, le vin était encore tiède.
Dans le roman, tout comme dans la réalité historique, Guan Yu se rend à Cao Cao. Mais dans le roman, il ne se soumet qu’à trois conditions, soulignant sa loyauté envers Liu Bei :
  • s’il doit se soumettre, c’est à l’empereur des Han et non à Cao Cao. Cette condition pose peu de problèmes à Cao Cao, pour qui il ne s’agit après tout que de la même chose ;
  • les deux femmes de Liu Bei ne seraient pas déshonorées, mais traitées avec tout le respect qui leur est dû et nourries et logées convenablement. Là encore Cao Cao accepte ;
  • la dernière condition fut que si Guan Yu apprenait où était Liu Bei, il partirait librement le rejoindre. À cette dernière condition Cao Cao tique, puis finit par accepter en espérant que Guan Yu serait ému par sa générosité et accepterait de rester sous ses ordres.
Guan Yu reçoit de Cao Cao Lièvre Rouge (赤兔 : ?-219), le cheval de Lü Bu, capable de parcourir 1 000 li (lieues) en un seul jour. En outre, c’est lors de son séjour à la cour qu’il reçoit de l’Empereur son surnom de mei ran gong (美髯公) « seigneur belle barbe ».
Dans le roman, Cao Cao et Guan Yu affrontent Yan Liang à Baima (historiquement Cao Cao n’était pas présent). S’il est vrai que Guan Yu avait tué Yan Liang dans la bataille, le roman en fait une scène plutôt épique : Guan Yu fonce seul sur l’armée adverse (de 50000 hommes) et renverse tous les soldats sur son passage jusqu’à ce qu’il parvienne à hauteur de Yan Liang, l’abatte, le décapite et rapporte la tête jusqu’à son camp sans encombre.
Le roman impute également à Guan Yu la victoire sur Wen Chou, (? – Août 200) bien qu’historiquement on ignore qui l’a vraiment tué.
Dans le roman, Guan Yu, apprenant où Liu Bei s’était réfugié, quitte Cao Cao et tue tour à tour cinq généraux venus s’interposer et parcourt 1 000 lieues pour retrouver son frère, tout en traînant ses deux femmes avec lui. Dans la réalité historique, Guan Yu est libre de retourner auprès de Liu Bei sans encombre.
Un autre passage célèbre du roman, pourtant purement fictif, est la scène où Cao Cao, qui vient de subir la plus grande défaite militaire de sa carrière à la bataille de la Falaise rouge (赤壁之戰) bat en retraite et se fait arrêter en chemin par Guan Yu. Guan Yu, se souvenant de la générosité de Cao Cao à son égard, décide de le laisser fuir sans combattre, soulignant encore davantage sa noblesse.

Guan Yu devient un dieu

La mort de Guan Yu présente une suite de scènes de nature ésotérique, illustrant que l’âme de Guan Yu avait atteint l’illumination. Ainsi, juste après sa décapitation, son âme alla errer au mont Yuquan, un peu en dehors de l’ancienne province de Dangyang. C’est alors que son âme tomba sur un moine sur qui il hurla : « Rendez-moi ma tête ! ». Le moine demanda à l’âme de Guan Yu pourquoi celle-ci réclamerait sa tête alors que lui-même a tué et décapité des gens dans l’accomplissement de leur devoir, comme les généraux de Cao Cao que Guan Yu avait tués dans sa fuite. Comprenant les paroles du moine, Guan Yu atteint l’illumination et devint bodhisattva. (菩薩 : celui qui a atteins l’éveil).
Son âme ira néanmoins se venger de Lü Meng (178-219) le stratège qui avait causé sa perte. Il prend possession de son corps et attaque Sun Quan en jurant vengeance sur Lü Meng. Puis Lü Meng s’évanouit et meurt. Effrayé, Sun Quan envoie la tête de Guan Yu à Cao Cao, espérant ainsi attirer les foudres du royaume de Shu sur le Wei. Au moment où Cao Cao regarde la tête, la bouche de Guan Yu et ses paupières s’ouvrent. Cao Cao, s’évanouit et quand il se réveille proclame
« Le général Guan est vraiment devenu un dieu ! ».
Il fait alors arranger des funérailles nationales dignes d’un prince».
Bien que son rôle dans les trois royaumes soient important mais tous de même mineur par rapport à d’autres personnages tel que Zhuge Liang ou son frère Liu Bei, il ne fait aucun doute que parmi tous les personnages des trois royaumes, Guan Yu est celui-qui a le plus marqué spirituellement et culturellement la culture chinoise
Il est aujourd’hui considéré à la fois comme le dieu de la guerre et de la loyauté, et a fait l’objet de nombreuses adaptation dans la culture populaire (livres, bandes dessinés, série-télévisés, films, jeux vidéo, etc.).
Très nombreux sont les commerçants possédant une statue à son effigie dans leur commerce. Sa légende est d’une tel ampleur qu’il en est venu à être vénéré à la fois par les forces de l’ordre mais également par les organisations de crimes organisé.
NB : Voici le lien de nôtre page YouTube sur une vidéo montrant Le Général Guan Yu (關羽) dans un célèbre pièce d’opéra chinois ( 京劇 ) du nom de : “ La défaite de Maisheng “  (败走麦城)  , une des batailles historique chinoise . N’hésitez pas à vous abonnez à nôtre page !!!.

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