101 Vues

Le Dragon en chine

Le dragon Chinois 龍 (long) est une créature fantastique. Longtemps un symbole puissant de pouvoir favorable dans le folklore et l’art chinois, c’est la personnification du concept du yang et associé avec le climat et l’eau comme celui qui apporte la pluie.

Légende de l’Empereur jaune

La légende indique que c’est Huang Di (Empereur jaune) utilisa un serpent pour son blason. Chaque fois qu’il conquit une nouvelle tribu il ajoutait l’emblème de son ennemi au sien. Huang Di fut immortalisé en un dragon qui parait comme son blason. Ce qui explique pour le dragon chinois a le corp d’un serpent ; les écailles et la queue d’un poisson ; les bois d’un cerf ; la face d’un qilin (une créature mythique genre daim avec du feu partout sur son corp) ; et deux paires des serres des aigles ; et les yeux d’un démon. Ils volent dans le ciel au milieu des nuages. Presque toutes les images des dragons chinois les représentent jouant avec une perle de feu. On suppose que c’est cette dernière qui leur donne leur pouvoir et leur permet de monter au paradis.

Aussi, comme les Chinois considèrent Huang Di comme leur ancêtre, ils se réfèrent à eux même quelquefois comme “les descendants des dragons”.

Légende de la carpe

Une autre légende dit que les carpes capable de sauter au-dessus de la porte de dragon deviendront des dragons. Plusieurs chute d’eau et cascades en Chine sont considérées comme les endroits des portes de dragon. Cette légende est une allégorie de la conduite et des efforts pour surmonter les obstacles.

Les orteils de dragon

Les dragons impériaux chinois ont cinq orteils à chaque pied ; les dragons coréens et indonésiens en ont quatre et les japonais trois. Pour expliquer ce phénomène la légende chinoise précise que bien que les dragons sont chinois à l’origine le plus loin qu’ils allaient ils perdaient leurs orteils et pour expliquer qu’ils n’existent que dans ces pays s’ils avaient été plus loin ils n’auraient plus eu d’orteil. La légende japonaise est inverse que les dragons sont d’abord apparu là et qu’ils eurent plus d’orteils au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient t que plus loin ils auraient eu trop de doigts pour marcher correctement. En Corée et en Indonésie les deux explications s’appliquent en fonction de la direction où voyage le dragon.

Une autre interprétation : en fonction de plusieurs sources les dragons chinois avaient quatre orteils – mais le dragon impérial en avait cinq. C’était une infraction majeure pour un autre que l’empereur d’utiliser le symbole du dragon à cinq serres.

Le nombre neuf

Le nombre neuf est considéré chanceux en Chine et les dragons chinois y sont souvent connectés. Par exemple un dragon chinois est normalement décrit en termes de neuf attributs et habituellement à 117 écailles – 81 (9×9) mâle et 36 (9×4) femelle.

Zodiaque chinois

Le dragon est l’un des douze animaux qui apparaît dans l’astrologie chinoise, en rapport avec le calendrier chinois. Il est le 5e signe du zodiaque chinois. Chaque animal est associé à une année et à un ensemble de traits de caractère. Selon l’astrologie chinoise, les personnes ayant comme signe le Dragon sont considérées comme plus excentriques que les autres, idéalistes, perfectionnistes, et nées avec l’idée qu’elles sont parfaites et inflexibles. Les Dragons sont également agressifs et déterminés ; faire ce qu’ils veulent est une seconde nature chez eux.

Le Dragon est le signe zodiacal le plus populaire, notamment en Chine où durant les années du dragon il y a une sensible augmentation du taux de naissance, de nombreux parents voulant avoir un enfant de ce signe. Des campagnes publiques d’information cherchent à les en décourager, insistant par exemple sur la concurrence accrue que les élèves dragons rencontreront lors des concours d’entrée au collège, au lycée et à l’université.

On dit du Dragon qu’il s’entend bien avec le Singe et le Rat, et très mal avec le Chien.

Symbole de l’empereur

Dragon impérial

Drapeau de la Chine sous la dynastie Qing en 1889.

Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, étant souvent à l’origine des dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l’aide décisive d’un dragon ailé.

Cette créature fut l’un des symboles utilisés par les empereurs de presque toutes les dynasties chinoises. Cette tradition fut suivie lorsque le dragon se répandit dans les contrées limitrophes. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du dragon, et ils étaient même considérés comme « fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel ».

La « perle du Dragon » désigne d’ailleurs la sagesse de l’empereur, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong aurait dit un jour : « On ne discute pas la perle du dragon », signifiant de la sorte que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu’il n’était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause.

Les vêtements de parade des empereurs, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n’était pas rare qu’un chef rebelle qu’on n’avait pu vaincre par la force reçoive une somptueuse robe brodée de dragons orientaux. À certaines époques, les vêtements ornés d’un dragon étaient un privilège impérial ; en revêtir un sans autorisation expresse constituait une infraction punie de mort. Pendant la dernière période de la dynastie Qing, le dragon fut adopté comme emblème sur le drapeau national

Dragon et Fenghuang

Fenghuang (鳳凰) connus en japonais sous le nom de Hō-ō ou Hou-ou, sont des oiseaux ressemblant à des phénix trouvés dans la mythologie est-asiatique qui règnent sur tous les autres oiseaux.

On dit qu’il est le plus doux et le plus sage des oiseaux. Les mâles sont appelés feng (鳳) et les femelles huang (凰). Cette distinction des sexes est parfois éclipsée pour ne former qu’une seule entité féminine. En effet cet oiseau est souvent associé au dragon (dont il est parfois considéré comme le parent) qui est son pendant masculin.

Il était d’ailleurs l’emblème personnel de l’impératrice (celui de l’empereur étant le dragon), et apparaissait pour annoncer, comme le qilin, la naissance d’un grand philosophe.

Le fenghuang est parfois confondu avec l’oiseau vermillon du sud ; en fait, le fenghuang est un oiseau vivant sur Terre, tandis que l’oiseau vermillon est un esprit du zodiaque.

Dans la province de Hubei sous le royaume de Chu (viiie siècle av. J.-C. – -223), l’oiseau à neuf têtes était une des premières formes du phœnix.

Dans les dynasties chinoises les plus récentes, le fenghuang est le symbole de l’impératrice, tandis que le dragon est le symbole de l’Empereur. Il n’est donc pas rare de voir cette dualité dans les bâtiments impériaux.

Maître des éléments

Les dragons gouvernent les mers et les océans. Ils peuvent se montrer en tornade ou en typhons. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s’endormir, voire s’enivrer, et c’est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l’ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du dragon hors de son temple pour l’exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n’aiment pas trop le soleil…

De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu’astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie : il ouvre les yeux et c’est le jour, il les ferme et c’est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d’autres dragons.

Ils jouent également un rôle essentiel dans l’agriculture et représentent le cycle de la végétation, figurés par l’hexagramme K’ien, principe du ciel et de la création, dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation de la vie végétale :

  • La première est le « dragon invisible », à l’image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
  • La deuxième est le « dragon des champs », à l’image du germe qui croît, mais n’est pas encore visible.
  • La troisième se nomme « dragon visible », et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
  • La quatrième est le « dragon bondissant » : la plante croît et donne ses fruits.
  • La cinquième est dite « dragon volant », à l’image des graines et pollen qui essaiment.
  • La sixième enfin est le « dragon planant », c’est l’esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.

On retrouve cette association du dragon avec l’élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs et cours d’eau de certaines provinces chinoises en souvenir du suicide en 290 avant J.-C. du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps.

Neuf types classiques

      • Tian-long (ou t’ien-lung, 天龍, littéralement « le dragon du ciel »), le dragon céleste. C’est le gardien des demeures divines et le protecteur des cieux. Il porte parfois les palais des dieux directement sur son dos, les maintenant en l’air. Il symbolise l’élévation vers un état supérieur ;
      • Shen-long (ou shen-lung, 神龍, littéralement le « dragon spirituel »). Ce dragon ailé aux écailles d’azur fait tomber la pluie en marchant sur les nuages, et fertilise de ce fait la terre. Cependant le vent et la pluie dont il est responsable peuvent aussi être source de catastrophes, raison pour laquelle on les craignait tout autant qu’on les vénérait. C’était aussi le symbole impérial. Seul l’empereur était autorisé à arborer le dragon à cinq griffes, entre autres sur ses vêtements de cérémonie ;
      • Di-long (ou ti-lung, 地龍), le « dragon terrestre ». Il est le maître des sources et des cours d’eau qu’il dirige à son gré. Il séjourne durant l’été dans le ciel et passe l’automne dans la mer ;
      • Fu-zang long (ou fu-ts’ang-lung, 伏藏龍), le « dragon gardien des trésors ». C’est le protecteur des fabuleux trésors de pierres et de métaux précieux enfoui au sein de la terre, et interdits aux hommes.

      Il existe d’autres dragons possédant une certaine renommée comme :

      • Huanglong (黃龍), dragon jaune ou cheval-dragon. C’est le messager divin qui émergea de la rivière Luo pour communiquer aux hommes, par l’intermédiaire de Fuxi, les huit trigrammes du système divinatoire connu sous le nom de Yi Jing ;
      • Panlong (蟠龍). Ces dragons sont connus pour vivre dans les lacs de l’Est ;
      • à la fin de sa vie, Huángdì, enfourcha un dragon pour se diriger vers l’Ouest avant d’être arrêté par l’un de ses ministres ;
      • c’est grâce à un dragon que Yu le Grand put mettre au point les techniques d’irrigation et drainer les eaux surabondantes. Il monta vers le séjour céleste sur ce même dragon à sa mort ;
      • Long wang (龍王) ou roi-dragon.

Le premier dragon chinois

Le plus ancien objet archéologique représentant un dragon a été découvert en 2005 dans une tombe nobiliaire de la zone palatiale de Erlitou (二里头) au Henan, site supposé de la capitale des Xia. Son âge a été estimé à 3700 ans ; il est composé de quelque 2000 pièces de turquoise. D’autres objets anciens en forme de dragon ont été retrouvés sur le territoire actuel de la Chine populaire, mais dans des régions excentrées.

Culture du dragon en Chine

La culture du dragon existe à la fois dans le monde de l’Orient et de l’Occident. Les dragons sont cependant très profondément enracinés dans la culture chinoise. Ainsi les Chinois se considèrent souvent comme « les descendants » du dragon.

Personne ne sait exactement d’où vient le dragon. Le dragon ressemble plutôt à une combinaison de plusieurs animaux, corps du serpent, tête du cochon, oreilles du cerf, barbe du mouton, pattes du condor et écailles du poisson. Il est simplement le produit de l’imagination du peuple chinois.

Les empereurs chinois pensaient qu’ils étaient les vrais dragons et les fils du ciel. Ainsi les lits où ils dormaient s’appelaient les lits du dragon, le trône était appelé le siège du dragon, et les costumes de cérémonie des empereurs étaient appelés les robes du dragon. Aussi les dragons étaient partout y compris dans les constructions du Palais impérial. Le dragon était le véritable symbole du pouvoir de l’Empereur.

Les dragons étaient traditionnellement considérés comme les gouverneurs de la pluie dans la culture chinoise. Ils avaient le pouvoir de décider où et quand il pleuvait. Les rois des dragons de mer habitaient, selon les légendes chinoises, dans des palais sous les océans.

Le dragon joue aussi un rôle important dans les Festivités chinoises. La danse du dragon a une très longue histoire, qui était déjà un événement populaire durant la dynastie des Songs ( 960 – 1279 après Jésus Christ ). Le festival des bateaux aux dragons est lié étroitement au mythe du dragon. Ce festival devient aujourd’hui un événement de renommée internationale.

Il existe beaucoup d’histoires autour du dragon. Nous en citerons ici une très connue en Chine:  » L’amour des dragons du seigneur Ye » (葉公子高非常喜歡龍): Le seigneur Ye aimait passionnément les dragons. Il avait partout chez lui des représentations des dragons et il pensait tout le temps à ces derniers. Un tel amour ému un vrai dragon et celui-ci vint un jour lui rendre visite. Quand il vit le vrai dragon, le seigneur Ye en mourut de peur.

course de bateaux-dragons

Lors de festivals spéciaux, en particulier le Duanwu Festival, les courses de bateaux-dragons sont une partie importante des festivités. En règle générale, il s’agit de bateaux pagayés par une équipe de 20 pagayeurs maximum avec un batteur et un conducteur. Les bateaux ont un dragon sculpté comme tête et queue du bateau. Les courses de bateaux-dragons sont également une partie importante des célébrations en dehors de la Chine, comme au Nouvel An chinois. Une course similaire est populaire en Inde dans l’État du Kerala appelé Vallamkali et il existe des enregistrements de commerçants chinois visitant les rivages du Kerala des siècles en arrière (Ibn Batuta).

Robe et couronne « Dragon »

La robe et la couronne « Dragon » sont le genre de costume porté par les empereurs lors des occasions les plus importantes dans la Chine ancienne. La robe « dragon » fait référence à l’habit noble, alors que la couronne « dragon » est le chapeau noble.

En tant que pays d’agrément mondialement connu, la Chine a attaché de l’importance à des activités diverses liées au plaisir depuis des temps immémoriaux. Par conséquent, des costumes préparés pour ces différentes activités liées au plaisir se sont développés en un système de vêtements existant exclusivement en Chine.

Selon des découvertes archéologiques, le costume-couronne est né tôt sous la dynastie Shang (1520-1030 av. J.C.). C’était un genre de grande tenue portée par l’empereur et les officiels supérieurs de la dynastie des Zhou à l’occasion de cérémonies sacrificielles. Parce que les droits de l’Empereur ont augmenté au cours des dynasties suivantes, la robe et la couronne « dragon » sont devenues le costume préparé exclusivement pour l’Empereur et servait même de symbole à celui-ci. Dans la société féodale à la hiérarchie rigide, le costume était un symbole important pour distinguer le noble du modeste ainsi que les différences de classes. Pour cette raison, robe et couronne « dragon » servaient comme symbole du pouvoir impérial bien plus qu’un vêtement haut de gamme. A cette époque, confectionner une robe-couronne « dragon » en privé était perçu comme un crime aussi sérieux qu’une rébellion.

 

D’exquises robes et couronnes « dragon » sont à l’apogée des costumes Chinois anciens avec un riche contexte culturel. Le dragon brodé sur la robe démontre la vénération de ce symbole dans la Chine ancienne, tandis que la forme de la couronne (légèrement arrondie devant et carrée derrière) contient ce fond culturel de « Cieux arrondis et Terre carrée « .Les splendides robes et couronnes « dragon  » conservées dans le Musée du Palais* sont l’incarnation de techniques supérieures dans la confection dans la Chine ancienne. Elles peuvent, de plus, refléter la conscience esthétique dans la culture Chinoise traditionnelle.

*Le Musée du palais se trouve dans la Cité Interdite à Beijing.

Roue à eau « os de dragon »

La roue à eau « os de dragon » est un instrument d’irrigation de terres agricoles inventé par Bi Lan sous la dynastie des Hans Orientaux (25 -220) , puis perfectionné et popularisé par Ma Jun durant la Période des Trois Royaumes (221-280).

Il consiste en un axe de transmission, un assemblage de maillons carrés, un chariot etc …Il était d’abord actionné grâce à l’énergie humaine puis étendu à l’utilisation de l’énergie animale, hydraulique et éolienne. Il est resté en usage jusqu’à nos jours pour sa commodité de fabrication et pour sa grande efficacité à élever l’eau.

Le nom « os de dragon » a été donné pour la ressemblance du mouvement avec celui de la colonne vertébrale du dragon. Ce système d’élévation mécanique de l’eau est aussi appelé « pompe à godets carrés en chaîne ».

Les neufs fils du dragon

Le dragon est l’un des totems de l’ancienne Chine et symbolise la bonne fortune dans la culture chinoise et le folklore. Il est un animal purement imaginaire. Selon une légende, il a une tête de bœuf, des bois de cerf, des yeux de langoustine, un corps de serpent, des pattes d’aigle et une queue de lion.

On dit que le dragon a neuf fils. Chacun d’eux a son propre devoir et ses propres passions. Les images des neuf fils du dragon apparaissaient souvent sur les auvents, le faîte, les balustrades ou la terrasse de base des édifices anciens. Elles étaient aussi utilisées pour décorer les armes ou les ustensiles au temps jadis.

Quant aux noms des neuf fils du dragon, ils sont différents selon les écrits. Mais ceux-ci attribuent tous à chacun d’eux un caractère identique et les mêmes passions. De fait, personne ne sait si jadis, les gens ont prêté aux neuf fils du dragon des passions différentes selon les besoins décoratifs ou les ont affectés à des rôles différents dans la décoration selon leur caractère. Mais il est de toutes façons intéressant de les comparer les uns aux autres selon leur caractère et leur fonction décorative.

Les neufs fils du dragon :
  • Le Qiú Niú (囚 牛forme de dragon) une créature qui aime la musique, est utilisé pour orner les instruments de musique.
  • Le Yá Zì (睚眦,hybride de loup et de dragon) une créature qui aime se battre, est agressif et se trouve normalement sur les cross-gardes sur l’épée comme ornements.
  • Le Cháo Fēng (嘲 風,Ressemble à un phénix et à un dragon) une créature qui aime l’aventure. Ils sont généralement placés aux quatre coins des toits.
  • Le Pú Láo (蒲 牢 classe de dragon de petite forme à quatre pattes) une créature qui aime crier et qui est représentée sur le dessus des cloches, utilisée comme poignées.
  • Le Suān Ní (狻猊 hybride de lion et de dragon) une créature qui aime s’asseoir, est représenté sur les bases des idoles bouddhistes (sous les pieds des bouddhas ou des bodhisattvas).
  • Le Bì Xì (贔 屭 également connu sous le nom de bà xià 霸 下 hybride de tortue et de dragon), une créature avec une grosse coquille capable de transporter des objets lourds, se trouve normalement sous les monuments funéraires.
  • Le Bì Àn (狴 犴 hybride de tigre et de dragon) une créature qui aime les litiges, est placé au-dessus des portes de la prison (afin de garder la garde).
  • Le Bā Xià (霸 下hybride d’ animal reptile et de dragon) une créature qui aime boire de l’eau, et est généralement utilisé sur les structures des ponts.
  • Le Chī Wěn (蚩 吻 hybride de poisson et de dragon), une créature qui aime avaler, est placé aux deux extrémités des crêtes des toits (pour avaler toutes les mauvaises influences)

Le Dragon Azur

Le Dragon Azur est l’un des quatre symboles des constellations chinoises. Il est parfois appelé Dragon Azur de l’Est 東方青龍 (Dong Fang Qing Long), et représente de l’Est et la saison du printemps.

Il ne doit pas être confondu avec le dragon jaune mythologique qui est associé à l’Empereur de Chine.

LES SEPT MAISONS LUNAIRES DU DRAGON AZUR

– La Corne 角 (Jue / Jiao), Alpha Virginis (Spica)
– Le Cou 亢 (Kang) , Vierge
– Les Fondations 氐 (Di), Balance
– La Chambre 房 (Fang), Balance
– Le Coeur 心 (Xin), Alpha Scorpii (Antares)
– La Queue 尾 (Wei), Scorpion
– La Corbeille d’osier 箕 (Ji), Sagittaire

ORIGINE

Dans le Livre des Tang, la réincarnation de l’étoile du Tigre Blanc serait le général de Li Shimin, Luo Cheng ; et la réincarnation de l’étoile du Dragon d’Azur serait le général rebel Dan Xiongxin. Frères indéfectibles de Qin Shubao, Cheng Zhijie et de Yuchi Jingde. On raconte qu’après leurs morts, leurs âmes auraient pris possession des corps des nouveaux héros des dynasties Tang (de Xue Rengui) et Liao (He Suwen).

Dans certaines légendes, il est dit que le général Xue Rengui (dynastie Tang) serait la réincarnation de l’étoile du Tigre Blanc. Et que son pire ennemi, le prince He Suwen (dynastie des Liao), serait lui, la réincarnation de l’étoile du Dragon.

Feng shui

Le feng shui repose sur l’idée qu’il est essentiel d’organiser tout espace en fonction de règles précises, obéissant notamment aux quatre points cardinaux. Chacun était associé à une créature.

Un exemple est donné dans ce texte du Li ki : « Les soldats en marche ont en avant l’Oiseau rouge, en arrière le Guerrier sombre ; à gauche le Dragon vert, à droite le Tigre blanc. » Le nord étant symbolisé par la tortue (le Guerrier sombre) et le sud par l’Oiseau vermillon, ces soldats doivent avoir le sud devant eux, tandis que le Dragon, représentant l’est, doit être à leur gauche. C’est l’orientation habituelle de toute autorité, y compris du souverain qui « règne face au sud ».

Ces quatre créatures se retrouvent dans la tombe de Takamatsu-zuka. Le mur est couvert d’un soleil dominant le Dragon vert alors qu’à l’ouest on peut voir une lune surplombant le tigre. Le mur nord porte le Guerrier noir tandis que le sud est endommagé

Autres symboliques du dragon

Le dragon en tant que tel recouvre de nombreux symboles :

  • l’immortalité, par sa longévité exceptionnelle ;
  • la persévérance et la réussite : à l’époque du frai de l’esturgeon du fleuve Jaune (ici assimilé à la carpe), la carpe remonte les rapides jusqu’à une chute nommée « porte du Dragon ». Si elle réussit à la franchir, elle se transforme en dragon. Sa volonté à remonter le courant est symbole de persévérance. Elle est souvent utilisée pour représenter le succès de l’examen d’État : on la voit bondir entre les petits poissons représentant les candidats ayant échoué ;
  • feu, force, suprématie : dans l’art martial du dragon.

Attributions

Le dragon oriental est intimement lié au climat et à l’eau. Il a d’ailleurs tendance à vivre dans ou à proximité de grandes étendues d’eau : fleuves tumultueux, au fond des océans ou au cœur des gros nuages. Comme ses attributs, le dragon était à la fois bénéfique et dangereux.

La croyance dans les dragons est plus forte que celle dans les autres dieux, car le peuple les voit avec fréquence dans les nuages changeants. On dit en Chine que « quand les dragons entendent le tonnerre, ils se lèvent ; les nuages arrivent et, s’étant tous formés, les dragons montent et circulent ainsi dans le ciel ».

mythes

le dÉluge

Dans la mythologie chinoise, comme dans d’autres, existe un mythe du déluge. Celui-ci est provoqué par Gonggong (ou Kong Kong), un monstre décrit comme un dragon noir ou parfois comme un serpent à tête humaine et aux cheveux rouges.

Cette créature aurait renversé d’un coup de corne l’un des piliers du monde, le mont Buzhou. Ceci aurait eu pour effet de faire basculer le Ciel et la Terre et de provoquer le déluge. On retrouve dans le Huainan Zi l’histoire suivante :

«  Jadis, Gong-Gong et Chuanxi se disputaient le trône ; dans sa fureur, Gong-Gong donna de la tête contre le mont Buzhou. Or, le mont Buzhou était l’un des piliers qui soutenaient le ciel. Il se brisa, et la corde qui retenait la terre se rompit de même. Le ciel fut plus au nord-ouest : le soleil, la lune et les étoiles se déplacèrent alors dans cette direction. La terre s’enfonça dans sa partie sud-est : les eaux se dirigèrent de ce côté-là. »

La déesse Nugua (Niu Gua, Nüwa, Nü Kua, ou encore Niu-koua), au corps de serpent ou de dragon, mais au visage humain également, combattit l’inondation et répara le Ciel . Elle est en couple avec son frère Fuxi. À partir des Tang, ils sont présentés comme les inventeurs des rites du mariage, dont elle est la patronne. Elle est également donneuse d’enfants

Voici ce qu’en dit le Huainan Zi :

«  Dans les temps très anciens, les piliers qui soutenaient le ciel aux quatre points cardinaux se rompirent et la terre se fissura. Le ciel ne couvrait plus entièrement la terre, et la terre ne portait plus entièrement le ciel. Le feu ne cessait de s’étendre ; les eaux débordaient de partout. Les fauves dévoraient les honnêtes gens, et les oiseaux de proie enlevaient vieillards et enfants. Ainsi Nüwa fit-elle fondre des pierres de cinq couleurs et avec la pâte qu’elle en obtint, elle répara le ciel azuré ; elle trancha les quatre pattes d’une grande tortue de mer pour en faire des piliers supportant le ciel aux quatre points cardinaux, terrassa un dragon noir qui tourmentait les Chinois ; de plus, elle mit le feu à des roseaux et avec la cendre elle jugula les crues. La voûte céleste était restaurée et à nouveau supportée par quatre solides piliers, les eaux étaient domptées, la Chine apaisée, les bêtes nuisibles exterminées, et le peuple put enfin vivre en paix.  »

Dans d’autres mythes, c’est par Yu le Grand que se fit l’endiguement du déluge ainsi que la création des canaux en Chine. Pour ce faire il se fit aider d’un dragon comme indiqué dans le Shi Yi Ji :

«  Yu s’efforçait de creuser des canaux. Il canalisait les cours d’eau et aplanissait les collines. Ce faisant, il avait devant lui un dragon qui ouvrait la marche, et, derrière lui, une tortue noire qui portait sur son dos la terre magique. »

Roi-dragon

les Rois-Dragons occupent une place importante. Généralement haut placés dans le panthéon, ils régissent le climat et sont donc l’intermédiaire entre l’homme et les dieux. Ils séjournent principalement au fond des mers.

Les rois-dragons (龍王) sont dans la mythologie chinoise les souverains des quatre mers entourant la Terre du centre, le plus puissant étant le roi-dragon de la mer orientale.
Ils peuvent prendre forme humaine et sont souvent représentés comme un homme à tête de dragon ou qui porte une coiffe avec un dragon. Ils furent à une certaine époque assimilés par le Bouddhisme aux rois-nagas.
Ils vivent chacun dans un palais sous-marin, dénommé « Palais de cristal », gardé par toutes sortes de créature marines (poissons, poulpes, tortues, crevettes, anguilles, écrevisses, etc) et ont sous leurs ordres une armée dont les généraux peuvent être des crabes ou autres. Ils peuvent déchaîner ou apaiser les mers, mais aussi faire pleuvoir et causer des inondations. Mais s’ils ont ce pouvoir, il est toutefois limité, car seul l’Empereur de jade peut sur décret décider de faire pleuvoir sur un pays ou non. Si jamais ils venaient à enfreindre un de ses ordres, ils se verraient décapiter sur l’instant.

Les rois-dragons apparaissent souvent dans la littérature : Les Huit Immortels traversent la merL’Investiture des dieux (naissance de Nazha), Le Voyage en Occident ; grâce à ce dernier ouvrage, ils ont acquis les noms suivants :

  • Roi-dragon de la mer orientale : Aoguang (敖廣)
  • Roi-dragon de la mer méridionale : Aoqin (敖欽)
  • Roi-dragon de la mer occidentale : Aorun (敖閏)
  • Roi-dragon de la mer septentrionale : Aoshun (敖順)

Il n’est cependant pas rendu un culte très fervent à ces quatre Rois-Dragons, malgré les nombreux temples à leur nom présents en Chine. Dans la religion populaire, on vénère en réalité des Rois-Dragons locaux. Ils sont liés à chaque cours d’eau ou même chaque puits. Dans le nord de la Chine, chaque puits possède un temple miniature dans lequel figure la statue du roi dragon sous l’aspect d’un mandarin en costume de cérémonie. Le propriétaire lui offre un sacrifice constitué de trois bâtonnets d’encens le premier et le quinze de chaque mois. Selon la Formule magique de la grotte du Faîte suprême (太上洞淵神咒經), texte taoïste, il y aurait en tout 54 rois-dragons ordinaires et 62 rois-dragons supérieurs.

C’est aussi aux Rois-Dragons que l’on s’adresse pendant les sécheresses. Dans les grands centres on organise en son honneur une procession dans les rues de la ville, avec une effigie du dragon entouré de musiciens et de danseurs. Dans les petits villages on se limite à offrir au Roi-Dragon un grand sacrifice.
Si au bout de quelques jours de prière, la pluie n’est pas revenue, on abandonne la statue du dieu au bord de la route, en plein soleil. On imagine en effet que cela fait souffrir le dragon qui ira demander à l’Empereur de Jade la permission de faire pleuvoir. Si la pluie tombe peu après, une grande fête est organisée en son honneur.

S’il pleut trop et que des risques d’inondation surviennent, c’est une nouvelle fois au Roi-Dragon que l’on s’adresse, afin qu’il fasse cesser la pluie.

De nombreux temples leur étaient dédiés autrefois en Chine, dont il reste en particulier un à Pékin, construit sous les Yuan. Ils ont parfois fait l’objet d’un culte impérial débutant avec l’empereur Taizong des Tang. En 1863 sous l’empereur Tongzhi, on ordonna que le fonctionnaire chargé des voies fluviales rende un culte régulier au roi dragon des canaux.

 

Posts récents

école du lion d’or

L’école du lion d’or, association Pai Liang Qiao, fut fondée en 2014 par Philippe Reus, élève du maître Hu Dong Liang, dernier descendant de l’école du Lotus Blanc.

Inscrivez-vous !

Inscrivez-vous pour recevoir la newsletter de l'école du lion d'or !